Personnalités

Vous avez certainement entendu parler de l'activité que j'avais dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J'allais plus loin dans le judaïsme que la plupart des gens de mon peuple qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m'avait mis à part dès le sein de ma mère, dans sa grâce il m'avait appelé, et, un jour, il a trouvé bon de mettre en moi la révélation de son Fils, pour que moi, je l'annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie ; de là, je suis revenu à Damas. Puis, au bout de trois ans, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n'ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. En écrivant cela, je ne mens pas, je vous le déclare devant Dieu. Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. Mais pour les Églises du Christ qui sont en Judée, mon visage restait inconnu ; elles avaient simplement entendu dire ceci : « L'homme qui nous persécutait naguère annonce aujourd'hui la foi qu'il cherchait alors à détruire. » Et ces Églises rendaient gloire à Dieu à mon sujet. ( lettre aux Galates)





Mon seul bonheur, c'est de t'aimer


Il est des âmes sur la terre

Qui cherchent en vain le bonheur;

Mais, pour moi, c'est tout le contraire,

La joie habite dans mon coeur.

Cette fleur n'est pas éphémère,

Je la possède sans retour ;

Comme une rose printanière,

Elle me sourit chaque jour.

 

Vraiment je suis par trop heureuse,

Je fais toujours ma volonté ;

Pourrais-je n'être pas joyeuse

Et ne pas montrer ma gaîté ?

Ma joie est d'aimer la souffrance,

Je souris en versant des pleurs.

J'accepte avec reconnaissance

L'épine au milieu de mes fleurs.

 

Lorsque le ciel bleu devient sombre,

Et qu'il semble me délaisser,

Ma joie est de rester dans l'ombre,

De me cacher, de m'abaisser.

Ma paix, c'est la volonté sainte

De Jésus, mon unique amour

Ainsi je vis sans nulle crainte ;

J'aime autant la nuit que le jour.

 

Ma paix, c'est de rester petite ;

Aussi, quand je tombe en chemin,

Je puis me relever bien vite,

Et Jésus me prend par la main.

Alors, le comblant de caresses,

Je lui dis qu'il est tout pour moi...

Et je redouble de tendresses,

Lorsqu'il se dérobe à ma foi.

 

Ma paix, si je verse des larmes,

C'est de les cacher à mes soeurs.

Oh ! que la souffrance a de charmes,

Quand on sait la voiler de fleurs !

Je veux bien souffrir sans le dire,

Pour que Jésus soit consolé ;

Ma joie est de le voir sourire

Lorsque mon coeur est exilé.

 

Ma paix, c'est de lutter sans cesse

Afin d'enfanter des élus;

C'est de redire avec tendresse,

Bien souvent, à mon doux Jésus

Pour toi, mon divin petit Frère,

Je suis heureuse de souffrir !

Ma joie unique sur la terre,

C'est de pouvoir te réjouir.

 

Longtemps encor je veux bien vivre,

Seigneur, si c'est là ton désir.

Dans le ciel je voudrais te suivre,

Si cela te faisait plaisir.

L'amour, ce feu de la patrie.

Ne cesse de me consumer;

Que me fait la mort ou la vie ?

Mon seul bonheur, c'est de t'aimer


 
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