Catéchisme

Ce texte est tiré d'un écrit de Saint Ephrem ( Diatessaron 1,18-19) nous invite à goûter la parole de Dieu; prenez ce temps pendant cet intervalle de février d'ouvrir un évangile , de le méditer, de le prier.


saint Éphrem de Syrie, né à Nisibe [moderne Nesaybin] vers l’an 306 au sein d’une famille chrétienne. Il fut le plus important représentant du christianisme de langue syriaque, et il réussit à concilier comme nul autre la vocation de théologien et celle de poète. Il se forma et grandit aux côtés de Jacques, évêque de Nisibe (303-338), et fonda avec lui l’école théologique de la ville. Ordonné diacre, il vécut intensément la vie de la communauté chrétienne locale jusqu’en 363, quand Nisibe tomba aux mains des Perses. Éphrem émigra alors à Édesse, où se poursuivit son activité de prédicateur. Il mourut dans cette ville en l’année 373, victime de la maladie contractée en soignant les malades d’une peste contagieuse. On ne sait pas avec certitude s’il était moine ou non, mais quoi qu’il en soit il resta diacre toute sa vie et avait embrassé la vie de virginité et de pauvreté.( catéchèse de Benoit XVI 28 novembre 2007)

Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l'étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu'il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu'il médite.

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher qui s'est ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle. Selon l'Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.

Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire qu'il y a seulement, dans la parole de Dieu, ce qu'il y trouve. Il doit comprendre au contraire qu'il a été capable d'y découvrir une seule chose parmi bien d'autres. Enrichi par la parole, il ne doit pas croire que celle-ci est appauvrie ; incapable de l'épuiser, qu'il rende grâce pour sa richesse. Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce qui te dépasse. Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de ne pouvoir épuiser la source. Que la source apaise ta soif, sans que ta soif épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur.

Rends grâce pour ce que tu as reçu et ne regrette pas ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage. Ce que tu n'as pas pu recevoir aussitôt, à cause de ta faiblesse, tu le recevras une autre fois, si tu persévères. N'aie donc pas la mauvaise pensée de vouloir prendre d'un seul trait ce qui ne peut pas être pris en une seule fois ; et ne renonce pas, par négligence, à ce que tu es capable d'absorber peu à peu.
 Mais quelle est notre mission de baptisé ?
 
Le temps du carême nous permet de réfléchir à notre engagement envers le baptême. Le baptême constitue la source de la vie et l’entrée dans l’Eglise.
Le sacrement de baptême comporte beaucoup de notion c’est pourquoi je parlerais de sa mission essentielle qui est généralement omis alors qu’elle me parait importante. Lors de l’onction du Saint-Chrême, le prêtre dit : « Tu es maintenant baptisé : le Dieu tout-puissant, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, t’a libéré du péché et t’a fais renaître de l’eau et de l’Esprit-Saint. Désormais, tu fais partie de son peuple, tu es membre du Corps du Christ et tu participe à sa dignité de Prêtre, de Prophète et de Roi. Dieu te marque de l’huile du Salut afin que tu demeures dans le Christ pour la vie éternelle. »
Par ton baptême, tu es Prêtre, Prophète et Roi.
 
Comment pouvons-nous être Prêtre ?
Etre Prêtre signifie Célébrer c’est-à-dire prier, participer aux célébrations pour implorer et rendre grâce au nom et en faveur de l'humanité entière, recevoir les sacrements….
Etre Prêtre, nous permet de puiser la force dans le Seigneur notamment par la lecture de la parole de Dieu, pour pouvoir ensuite réaliser les deux autres fonctions.
Comment être Prophète ?
Etre Prophète signifie Annoncer par l’évangélisation des personnes qui nous entourent à l’université, dans notre famille…L’annonce se fait part nos paroles mais aussi nos regards, nos actions, nos gestes… Pour témoigner du Christ et de son message, et pour proclamer que, quoi qu'il arrive, il faut aimer et espérer.
Comment pouvons-nous être Roi ?
Nous sommes Roi mais pas à la manière du monde mais à la manière de Jésus-Christ. Dimanche, nous avons célébrer les rameaux et proclamer Jésus comme Roi. Jésus n’était pas le Roi que les juifs attendaient puisqu’ils voulaient un roi puissant et fort. Jésus était Roi car il était  Serviteur. Etre Roi signifie servir. Dans notre vie, tous les services que nous rendons nous font participer la dignité de Roi pour œuvrer à la construction d'un monde plus humain et plus fraternel.
 
Par notre baptême, nous sommes appelés à être Prêtre, Prophète et Roi. C’est à la fois une dignité et une mission. C’est trois fonctions ne peuvent être séparées et découlent l’unes des autres. Pour l'une et pour l'autre, rendons grâce de tout cœur à celui qui nous a choisis pour ne former ensemble « qu’un seul corps », l’Eglise.
 
Préparons-nous à la célébration pascale, en vivant en Prêtre, Prophète et Roi !! Et « Si vous êtes ce que vous devez être, vous enflammerez le monde ». Ste Catherine de Sienne.  
 
Bonnes Fêtes Pascales !!!
                                                                                                                            Pauline
les-saints-archanges.jpg Catéchisme

I. Les Anges

L’existence des anges – une vérité de foi

328 L’existence des êtres spirituels, non corporels, que l’Écriture Sainte nomme habituellement anges, est une vérité de foi. Le témoignage de l’Écriture est aussi net que l’unanimité de la Tradition.

Qui sont-ils ?

329 S. Augustin dit à leur sujet : " ‘Ange’ désigne la fonction, non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? – Esprit. Tu demandes la fonction ? – Ange ; d’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange " (Psal. 103, 1, 15). De tout leur être, les anges sont serviteurs et messagers de Dieu. Parce qu’ils contemplent " constamment la face de mon Père qui est aux cieux " (Mt 18, 10), ils sont " les ouvriers de sa parole, attentifs au son de sa parole " (Ps 103, 20).

330 En tant que créatures purement spirituelles, ils ont intelligence et volonté : ils sont des créatures personnelles (cf. Pie XII : DS 3801) et immortelles (cf. Lc 20, 36). Ils dépassent en perfection toutes les créatures visibles. L’éclat de leur gloire en témoigne (cf. Dn 10, 9-12).

Le Christ " avec tous ses anges "

331 Le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui : " Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges ... " (Mt 25, 31). Ils sont à Lui parce que créés par et pour lui : " Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui " (Col 1, 16). Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les a faits messagers de son dessein de salut : " Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? " (He 1, 14).

332 Ils sont là, dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges sont appelés " fils de Dieu ") et tout au long de l’histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation : ils ferment le paradis terrestre (cf. Gn 3, 24), protègent Lot (cf. Gn 19), sauvent Agar et son enfant (cf. Gn 21, 17), arrêtent la main d’Abraham (cf. Gn 22, 11), la loi est communiquée par leur ministère (cf. Ac 7, 53), ils conduisent le Peuple de Dieu (cf. Ex 23, 20-23), ils annoncent naissances (cf. Jg 13) et vocations (cf. Jg 6, 11-24 ; Is 6, 6), ils assistent les prophètes (cf. 1 R 19, 5), pour ne citer que quelques exemples. Enfin, c’est l’ange Gabriel qui annonce la naissance du Précurseur et celle de Jésus lui-même (cf. Lc 1, 11. 26).

333 De l’Incarnation à l’Ascension, la vie du Verbe incarné est entourée de l’adoration et du service des anges. Lorsque Dieu " introduit le Premier-né dans le monde, il dit : ‘Que tous les anges de Dieu l’adorent’ " (He 1, 6). Leur chant de louange à la naissance du Christ n’a cessé de résonner dans la louange de l’Église : " Gloire à Dieu ... " (Lc 2, 14). Ils protègent l’enfance de Jésus (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13. 19), servent Jésus au désert (cf. Mc 1, 12 ; Mt 4, 11), le réconfortent dans l’agonie (cf. Lc 22, 43), alors qu’il aurait pu être sauvé par eux de la main des ennemis (cf. Mt 26, 53) comme jadis Israël (cf. 2 M 10, 29-30 ; 11, 8). Ce sont encore les anges qui " évangélisent " (Lc 2, 10) en annonçant la Bonne Nouvelle de l’Incarnation (cf. Lc 2, 8-14), et de la Résurrection (cf. Mc 16, 5-7) du Christ. Ils seront là au retour du Christ qu’ils annoncent (cf. Ac 1, 10-11), au service de son jugement (cf. Mt 13, 41 ; 24, 31 ; Lc 12, 8-9).

Les anges dans la vie de l’Église

334 D’ici là toute la vie de l’Église bénéficie de l’aide mystérieuse et puissante des anges (cf. Ac 5, 18-20 ; 8, 26-29 ; 10, 3-8 ; 12, 6-11 ; 27, 23-25).

335 Dans sa liturgie, l’Église se joint aux anges pour adorer le Dieu trois fois saint ; elle invoque leur assistance (ainsi dans In Paradisum deducant te angeli... de la Liturgie des défunts [OEx 50], ou encore dans l’" Hymne chérubinique " de la Liturgie byzantine [(Liturgie de S. Jean Chrysostome]), elle fête plus particulièrement la mémoire de certains anges (S. Michel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens).

336 Du début (de l’existence) (cf. Mt 18, 10) au trépas (cf. Lc 16, 22), la vie humaine est entourée de leur garde (cf. Ps 34, 8 ; 91, 10-13) et de leur intercession (cf. Jb 33, 23-24 ; Za 1, 12 ; Tb 12, 12). " Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie " (S. Basile, Eun. 3, 1 : PG 29, 656B). Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la société bienheureuse des anges et des hommes, unis en Dieu.
 
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